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20/02/2026

Le bon exemple des projets hydrauliques agricoles est à généraliser

Le gouvernement annonce le déblocage des premiers projets hydrauliques agricoles (retenue, irrigation), après un recensement national des dossiers en attente. Treize projets sont relancés immédiatement, tandis que de nouvelles mesures financières et administratives visent à accélérer l’irrigation et l’adaptation de l’agriculture au changement climatique. Un exemple à généraliser sur les autres blocages de l'hydraulique en France – moulins, étangs, canaux, centrales hydro-électriques – qui sont confrontés au même phénomène de complexité administrative, insécurité juridique, charge financière exorbitante.

À l’issue d’une réunion interministérielle placée sous l’égide du Premier ministre, le gouvernement annonce le déblocage des premiers projets hydrauliques agricoles, visant à soutenir les agriculteurs dans leurs projets d’irrigation et de gestion de l’eau.

Constat de blocage et changement de mentalité de l'administration
Face à un grand nombre de projets de retenues d’eau incomplets ou bloqués, l’exécutif a défini un plan d’action pour accélérer leur réalisation et moderniser leur suivi. Ce plan repose sur trois axes : recenser tous les projets en cours sur le territoire, débloquer immédiatement une partie de ceux en instruction, et instaurer une méthode de suivi plus efficace.


Le recensement a mis en lumière 35 projets en instruction, 82 en contentieux et près de 390 projets incomplets non déposés par les agriculteurs, souvent en raison de difficultés financières ou administratives. Dans ce contexte, 13 projets hydrauliques — soit un tiers des dossiers en instruction — ont été débloqués immédiatement et se déploieront dans différentes régions françaises.

Pour faciliter la création de retenues d’eau, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures : une démarche proactive des préfets pour accompagner les porteurs de projet, des simplifications réglementaires, le triplement du fonds hydraulique de l’État à 60 millions d’euros par an pour soutenir les investissements et études, et la création de cellules hydrauliques régionales pilotées par les services de l’État.

Un suivi trimestriel des projets par les préfets de région permettra d’ajuster l’accompagnement et de planifier de nouveaux déblocages dans les mois à venir. L’ensemble de ces actions s’inscrit dans une stratégie plus large de préservation et d’adaptation des ressources en eau face au changement climatique, tout en garantissant un accès sécurisé à l’eau pour les usages agricoles et humains.

Faire école sur les autres enjeux de l'hydraulique
Cet exemple de simplification et d’accélération doit désormais faire école. La conversion de l’administration à une logique réellement hydraulique — c’est-à-dire orientée vers la gestion concrète des écoulements, le stockage, l’entretien et la régulation — devrait s’appliquer aux nombreux cas aujourd’hui bloqués par une complexité excessive. 

Les propriétaires de moulins, d’étangs et de plans d’eau se heurtent à des procédures longues et incertaines, qu’il s’agisse de la continuité écologique ou de la reconnaissance de droits d’eau. Les porteurs de projets de petites centrales hydroélectriques affrontent des années d’instruction, avec une insécurité juridique permanente qui décourage l’investissement. Quant à l’entretien ordinaire du patrimoine hydraulique — fossés, canaux, biefs, rivières — il implique trop souvent des démarches administratives plus longues que les travaux eux-mêmes. 

Si l’État peut débloquer des projets agricoles en quelques semaines, il doit pouvoir appliquer la même méthode pragmatique et proportionnée à l’ensemble du tissu hydraulique français.