La justice a définitivement rejeté les recours contre la remise en eau des étangs des Marots en Châtillonnais. Le financement est prêt. Mais l’arrêté préfectoral expire le 4 août 2026 et l’ONF n’a toujours pas transmis les devis nécessaires au lancement du chantier. Il y a urgence à agir, alors que les risques incendie et les pénuries d’eau deviennent le lot de chaque été dans nos territoires.
Châtillonnais (Côte-d’Or), juillet 2026. Mis en assec en 2017 pour un entretien qui devait durer un à deux ans, les étangs médiévaux des Marots sont toujours vides. Après près d’une décennie de blocages, le tribunal administratif de Dijon a rejeté, le 17 avril 2026, la dernière requête opposée à leur remise en eau. Tous les obstacles juridiques sont donc levés.
Pourtant, rien ne bouge sur le terrain. L’arrêté préfectoral du 4 août 2023, qui autorise la restauration de l’étang inférieur, arrive à échéance le 4 août 2026. Sa prorogation est désormais urgente. Dans le même temps, l’Office national des forêts (ONF), gestionnaire du site, doit transmettre sans délai les études, le dossier technique et les devis à la Communauté de communes du Pays Châtillonnais, qui s’est engagée à financer les travaux.
La remise en eau répond à plusieurs enjeux complémentaires : préserver un patrimoine hydraulique vieux de huit siècles ; restaurer les digues, le vannage et la qualité des eaux restituées au ruisseau ; maintenir un site paysager et écologique ; et créer une réserve opérationnelle pour la défense contre l’incendie. Cette dernière fonction est d’autant plus importante que les sécheresses, les dépérissements forestiers et l’accumulation de bois mort accroissent le risque de feu, tandis que plusieurs villages voisins disposent de réseaux d’eau insuffisants pour assurer correctement la défense extérieure contre l’incendie urbain.
Le collectif d’habitants, les usagers de la forêt, les associations et les élus locaux demandent donc :
• la prorogation de l’arrêté préfectoral avant le 4 août 2026 ;
• la transmission immédiate par l’ONF du dossier technique, des études et des devis ;
• le lancement effectif des travaux financés par la Communauté de communes.
« Le bon sens, la loi et le soutien populaire ont triomphé. Il appartient désormais à l’ONF et aux services de l’État de concrétiser cette victoire sur le terrain. Chaque semaine de retard supplémentaire expose inutilement le territoire et ses habitants. »
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