29/07/2020

L'Etat veut détruire la réserve naturelle du Loch au nom du dogme de la continuité écologique

En Bretagne, une réserve naturelle de 118 ha issue d'anciens polders doit être perturbée et en large partie détruite car l'administration et l'Office français de la biodiversité (sic) exigent le démantèlement d'une vanne à clapet empêchant certains poissons de passer. Avec à la clé l'expulsion des fermiers qui s'occupent des terres depuis 70 ans. On atteint des sommets de bêtise et de nuisance au nom du dogme de la continuité soi-disant "écologique". Si les élus ne reprennent pas fermement la main sur ce dossier qui pourrit la vie de tous les bassins versants depuis 2009, ce sont les citoyens qui devront protéger les sites des administrations en pleine dérive sectaire. 


La politique de continuité écologique en France est menée depuis 10 ans dans une ambiance de dogmatisme et de mépris des citoyens ayant conduit à l'émergence de conflits et de contentieux partout sur le territoire. Les services de l'Etat et leurs administrations - Office français de la biodiversité (ex Onema), agences de l'eau, direction de l'eau au ministère - ont en effet engagé une programmation publique marquée par de nombreux biais :
La continuité écologique est devenue une caricature de politique jacobine, bureaucratique et autoritaire. Des scientifiques, des universitaires, de nombreuses associations lancent déjà l'alerte contre cette dérive qui donne une image déplorable de l'écologie et qui correspond à un dévoiement grave de l'expertise d'Etat, menant à une parole publique discréditée car loin d'entendre l'ensemble des disciplines de recherche pour étudier les enjeux multiples de l'eau et des milieux aquatiques.

Le journal Ouest-France expose aujourd'hui les malheurs des étangs du petit et du grand Loch à Guidel (Morbihan).

"Située sur la commune de Guidel, cette réserve de 118 hectares, classée espace naturel sensibles (ENS) par le département et partie du périmètre Natura 2000, a développé un écosystème remarquable grâce aux eaux saumâtres du petit Loch et aux eaux douces du grand Loch. 400 espèces de végétaux, 147 espèces d’oiseaux, de nombreux mammifères et insectes y sont recensés. Le paysage et certaines de ces espèces, rares et protégées, se retrouvent menacées par la destruction de la réserve sous sa forme actuelle.

(...)la Saudraye, une rivière traversant la réserve, ne se jette pas en continu dans la mer. Façonné par l’homme, le cours d’eau est obstrué, depuis la fin du 19è siècle, par un ouvrage à clapets. La continuité écologique n’est donc pas respectée. L’ouvrage empêche la mer de remonter dans la réserve à marée haute et limite la migration des poissons. Le bureau d’études Hydroconcept note en 2013 : «Une densité de truite faible, avec 5,5 individus pour 100 m2 alors que celle de l’anguille est bonne avec 47,7 individus aux 100 m²».

Cet ouvrage, limitant la présence d’eau salée – l’altitude moyenne du petit Loc’h se situe sous le niveau moyen de la mer – a cependant permis le développement de cet écosystème. Selon le cabinet X.Hardy, missionné pour un plan de gestion en 2009 : «La richesse écologique du site est en grande partie liée à la présence du clapet à marée.» Une seconde étude pointe l’importance de l’ouvrage : «toute action sur l’ouvrage de sortie de mer peut potentiellement perturber l’équilibre de la zone en amont et être en contradiction avec le document d’objectifs Natura 2 000.»

L'office français de la biodiversité, qui a refusé de répondre aux journalistes de Ouest-France, n'a pas accepté les solutions incluant le maintien de l'ouvrage.

"Pour respecter la loi, «l’Office Français de la biodiversité (OFB) a sommé la réserve d’étudier la continuité», explique Stéphane Basck, responsable du service technique à la fédération des chasseurs du Morbihan, gestionnaire de la réserve. La fédération a donc mandaté, en 2013, le bureau d’études DCI environnement situé à Quimper, pour étudier l’ouverture. Il s’est penché sur 3 scénarii. Le premier rend le Loc’h à son état d’origine en détruisant l’ouvrage pour un ré-esturarisation. Le Loc’h redeviendrait une Ria, comme au 19è siècle. Le deuxième scénario maintient l’ouvrage, en supprimant les clapets. Le dernier, qui obtient la meilleure note de l’étude, prévoit l’aménagement des clapets par des vérins. Ce système permettrait ainsi de laisser rentrer l’eau de mer tout en limitant le passage. Selon DCI environnement, cette solution permettrait : « Une restauration de la libre circulation des espèces cibles et des sédiments tout en maintenant la richesse écologique du Loc’h » «Une solution acceptée par la fédération des chasseurs du Morbihan mais refusée par l’OFB qui veut une continuité dans le temps et l’espace», affirme Stéphane Basck."

Enfin, un fermier et sa famille sont menacés d'expulsion :

"L’étude de DCI pointe aussi un risque d’inondation de la ferme des Besnard, située à l’entrée du Grand Loc’h. Cette famille, installée dans les années 50, a longtemps cultivé les terres du Loc’h et contribué à son état actuel en consolidant l’ouvrage. Après une première expropriation en 1972 pour permettre l’installation d’une station d’épuration, depuis détruite, la famille Besnard a reçu la visite de France Domaine en février 2020 pour estimer la propriété, préalable à une éventuelle expropriation. « Mon père a dépassé le stade d’en avoir marre, mes parents ont juste envie de terminer leurs jours ici », clame le fils, Christophe Besnard."



Les élus et riverains exposent ainsi la problématique (source) :

"Petit et Grand Loch constituent un espace naturel remarquable de Bretagne, connu sous le nom de « Réserve naturelle des étangs du Petit et du Grand Loch ». Cet espace naturel, reconnu pour son environnement, sa faune et sa flore, est aujourd’hui menacé de disparition.

Poldérisée depuis 1884, la zone est reliée à la mer au moyen d’une canalisation passant sous la route côtière. A marée montante, un clapet empêche l’eau de mer de rentrer dans les terres. A marée descendante, poussé par la pression de l’eau douce, le clapet s’ouvre permettant ainsi à la Saudraye de rejoindre la mer. Cet espace humide représente en outre un filtre naturel et de dénitrification des eaux de ruissellement.

Cette zone d’une centaine d’hectares est constituée d’étangs, de marécages, de terres agricoles et de pâturages. Peuplée de nombreuses espèces végétales et animales adaptées aux milieux d’eau douce, elle est un lieu apprécié des promeneurs et un lieu d’observation privilégié des nombreuses espèces d’oiseaux qui la fréquentent.

Ce bel ordonnancement est aujourd’hui menacé de disparition, par une application trop restrictive d’une directive européenne visant à assurer la continuité écologique des cours d’eau « de la source à la mer ».

Dans un article OF du 19 juillet 2019, le maire, Jo Daniel, signale qu’il est prévu de « réouvrir l’étang du Loch à la mer ».

Le 31 décembre 2019, il annonce aux propriétaires de la ferme du Loch que des démarches sont engagées en vue d’une expulsion.

En effet, la principale conséquence de l’ouverture du clapet sera l’envahissement de la zone par l’eau de mer à chaque marée, entraînant la disparition de la ferme du Loch. France Domaine a procédé à l’expertise de la ferme le 28 février 2020.

Ces actions ont été réalisées sans que les élus en soient préalablement informés. Il est à noter qu’une proposition alternative consistant à ne noyer que le Petit Loch en installant un clapet entre les deux étangs a été refusée.

D’autres solutions évitant de noyer la zone, comme l’installation d’une passe à poissons, peuvent être envisagées.

Globalement, la réserve naturelle a une altitude inférieure ou égale à 6 mètres.

Au vu des hauteurs de marée, on peut donc raisonnablement penser que toutes les terres situées au-dessous de 6 mètres sont potentiellement inondables.

La mer ne se contentera pas d’envahir les zones actuellement en eau, elle recouvrira l’ensemble des surfaces dont le niveau est inférieur à celui de la marée.

La végétation et une grande partie de la faune actuelle disparaîtront sous l’effet du sel.

Un nouvel écosystème, compatible avec l’eau salée, s’installera mais personne n’est capable de dire lequelcar les experts ne se prononcent pas. Il s’agit de réaliser un test pour voir ce que cela donne, de servir de cobaye pour d’autres réalisations de ce genre. Les guidélois ne sont pas des cobayes et n’ont pas vocation à jouer aux apprentis sorciers, ils méritent mieux.

Pourquoi sacrifier cette zone humide alors que partout ailleurs ont s’acharne à les préserver ? Pourquoi laisser pénétrer l’eau salée aussi loin à l’intérieur des terres ? Pour créer une mini rivière d’Etel? Dans ce cas, on sait ce que cela va donner, inutile de faire un test.

De plus, il est à craindre que cela n’entraîne un lessivage de l’ancienne décharge sauvage jouxtant le Petit loch et ne fasse remonter des dépôts de l’ancienne zone de lagunage de Guidel Plages.

Enfin, l’action récurrente de la marée pourrait éroder les parties sableuses ainsi que les soubassements de la route proche de la ferme du Loch et de la route côtière qui pourraient être coupées à cet endroit.

Le profil de la plage du Loch pourrait être modifié.

Soutenir la mise en œuvre du plan de gestion de la Réserve Naturelle Régionale du Loch  était un des objectifs de l’Agenda 21 de la commune, établi en 2010. Pourquoi remettre cela en question alors que la directive européenne n’a pas de caractère obligatoire en France ? En revanche, elle impose une concertation avec les habitants avant de modifier l’existant, ce qui n’a pas été fait. Pourquoi tant de précipitation ?

Il est de notre devoir de protéger cet espace naturel remarquable et il est possible de garantir la continuité écologique sans procéder à la réouverture du Loch à la mer à laquelle nous sommes opposés."


Nous appelons les riverains, les usagers et les élus à résister à cette oppression administrative qui les frappe comme elle frappe tout le pays. Il s'agit notamment pour eux de :
  • saisir M. Castex et Mme Pompili, puisque le gouvernement se prétend au service des territoires et non des lubies de ses administrations centrales, le premier ministre ayant signifié qu'il voulait mettre fin à l'écologie "punitive" et "sectaire",
  • préparer un contentieux administratif (et pénal) contre toute solution entraînant une perte nette de biodiversité, une destruction de milieux, une atteinte à la gestion équilibrée et durable de l'eau,
  • saisir les parlementaires pour exiger un audit de ces soi-disant expertises qui ont déjà coûté des centaines de millions € au pays, et la destruction de nombreux patrimoines, pour des gains dont nul n'a démontré la réalité et la durabilité,
  • informer et organiser les citoyens pour assurer si besoin la garde du site menacé, l'Etat ayant déjà démontré sa politique du fait accompli.
L'association Hydrauxois se met à disposition des riverains qui le souhaitent pour participer au contentieux si l'administration ne cesse pas sa politique de destruction.

La continuité écologique sera "apaisée" le jour où la ministre de l'écologie ordonnera à son administration, de manière explicite et opposable , de respecter les ouvrages hydrauliques autorisés, les milieux anthropiques et les usages riverains. D'ici là, nous continuerons dans le spectacle navrant de dérives locales des fonctionnaires, de contentieux avec les citoyens et de gabegies d'argent public.  

Illustrations : extrait du site de Guidel, tous droits réservés.

Engagement local : le groupe de l'association les faits mer

7 commentaires:

  1. Dans le contexte de la Directive-cadre sur l’eau, il s’agit d’assurer la continuité hydraulique du bassin versant. Le but serait d’améliorer la qualité environnementale des masses d’eaux dans les districts hydrographiques concernés.

    Dans le cas du Loc’h, il faut savoir que le bassin versant concerné est beaucoup plus petit que le district hydrographique défini par l’administration. En effet, la masse d’eau en question fait partie d’un écosystème d’eau douce coupé artificiellement de l’influence de la mer.
    Il est intéressant de comparer l’écosystème de l’étang du Loc’h avec celui de l’étang de Lannénec, où le cordon dunaire sert comme barrage contre l’incursion de la mer depuis le 11ème siècle. Tout récemment, on a constaté l’impact des engrais agricoles sur la qualité des eaux dans l’étang (blooms d’algues bleues). Cependant, il n’est pas question pour l’instant d’ouvrir un passage pour laisser la mer pénétrer à travers le cordon dunaire, même si l’effet de chasse d’eau pouvait être bénéfique à certains égards.
    Quelles seraient les conséquences d’enlever la vanne du Loc’h ?
    • Changement de salinité des eaux dans le Petit Loc’h et aussi, à terme, dans le Grand Loc’h.
    • Perte de végétation actuelle aux alentours et à l’intérieur de la zone humide et remplacement par les plantes halophiles ; cela aurait un impact néfaste sur la faune (diminution de la biodiversité terrestre, dégradation de l’habitat pour les oiseaux migrateurs).
    • Impact sur l’utilisation du sol ; perte du terrain utilisable pour l’agriculture (polders) et disparition des haies bordant le Loc’h qui servent de tampons contre le ruissellement des eaux vers l’étang (possible source de pollution en nitrates, phosphates, pesticides, herbicides, etc.). Ces polluants sont de toute façon évacués vers la mer où ils contribuent à diminuer la qualité des eaux côtières.
    • Changements sur la plage du Loc’h, à cause de l’évolution des courants et l’effet de la houle.
    Il est possible que le profil de plage soit modifié, avec la formation des baïnes et un décalage de la zone de surf.

    Et quelles sont les conséquences de laisser la vanne en place ?
    • La biodiversité actuelle est préservée dans le Loc’h et aux alentours.
    • Les zones végétalisées autour du Loc’h vont continuer à jouer leur rôle de tampon contre la pollution.
    • L’écosystème d’eau douce va pouvoir s’adapter progressivement à l’entrée inévitable des eaux salines provoquée par la montée du niveau de la mer. Entre temps, il faut compter sur la résilience naturelle plutôt que forcer les choses quand on ignore les conséquences de notre action.
    • On évite les coûts disproportionnés d’un tel projet, pour lesquels aucune justification claire n’a été fournie dans les PGDH.


    Synthèse réalisée par Michael CARPENTER, membre du bureau de l’association « Les Faits Mer – observatoire du littoral ».
    https://lesfaitsmer56.wixsite.com/observer

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    1. Merci de ces éléments circonstanciés.

      Depuis une quinzaine d'années, la recherche internationale produit des retours critiques sur la restauration écologique de milieux, en particulier aquatiques. Vous en trouverez quelques éléments avec référence dans la synthèse CNERH :

      http://www.hydrauxois.org/2020/07/un-dossier-de-100-references.html

      Et plus généralement dans nos pages de recensions d'articles de recherche :

      http://www.hydrauxois.org/search/label/Science

      Bien entendu, ces chercheurs ne disent pas que la restauration écologique est une mauvaise idée en soi, mais ils soulignent qu'elle peut avoir des résultats nuls ou négatifs, qu'elle représente des coûts et parfois des nuisances, qu'elle forme de véritables chantiers à part entière dont le label "écologique" n'exonère pas d'une étude sérieuse des milieux impactés et d'une prédiction solide des résultats attendus.

      Or tout cela a été balayé en France dans le domaine de la continuité écologique. On a assisté à des dérives intellectuelles et réglementaires :
      -connaissances rudimentaires, techniciens répétant des mantras assez simplistes
      - très peu d'études vraiment écologiques des sites, encore moins d'études mobilisant des disciplines de type sciences humaines et sociales
      - dogme "le plus important c'est le bilan poissons"
      - dogme "c'est forcément mieux sans ouvrage"
      - dogme "la biodiversité acquise est forcément moins intéressante que la biodiversité endémique d'une nature sans humain"
      - pression du ministère à agir vite et à bâcler les chantiers pour dire qu'on fait du chiffre

      C'est lamentable d'agir encore ainsi en 2020, on n'a pas changé grand chose depuis l'époque où l'Etat favorisait le remembrement et la destruction des haies (au non d'autres croyances), on a toujours des choix décidés en très petits comités et appliqués avec autoritarisme.

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    2. Déconstruction du concept
      D'abord, il y a des difficultés majeures avec le concept de continuité écologique qui se confonde avec la continuité hydraulique. A mon avis, c'est une erreur d’imposer la continuité hydraulique avant d’étudier l’impact d’un aménagement sur l’écosystème en question. Dans l'esprit des gestionnaires de l’environnement, la continuité écologique est utilisée comme justification pour promouvoir la circulation des espèces et le bon déroulement du transport des sédiments. Mais faut-t-il favoriser la circulation de certains éléments de la faune (par exemple, les anguilles) au dépit de la biodiversité terrestre ou dulcicole sur un territoire en très bon état écologique ? Par ailleurs, comment qualifier la circulation d’une espèce migratrice dans un écosystème complexe ? Enfin, un compromis est possible car le MTES préconise "la mise en œuvre des modalités de gestion des vannes de manière à laisser circuler espèces et sédiments". Ce type d'action pourrait être réalisé avec le concours conjugué de l'INRA, l'IFREMER et les hydrographes. En effet, on peut envisager l’implantation d’une passe à bassins avec un tapis brosse pour aider les anguilles à monter.

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  2. Il se pourrait, il est à craindre, pourrait.... beaucoup de conditionnel dans votre article, bien loin de la science que vous défendez si bien. Bref, comme d'habitude vous attirez l'attention avec un ramassis de généralités, sans réel fondement. Une zone humide saumâtre remplacera une Zone humide d'eau douce, eh ben. Quand des espèces d'eau chaude remplacent des espèces d'eaux fraiches, cela ne semble pas vous posez de problèmes, alors tout va bien

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    1. Ah "la science", comme si celle-ci faisait des prédictions dignes de la physique newtonienne dans le domaine de la restauration écologique. Et le ferait-elle, depuis quand serions-nous en tyrannie scientiste de la nature et non en démocratie politique sur ce que les sociétés veulent faire de leurs environnements? Vous avez mal interprété le sens de nos références à des travaux scientifiques, il s'agit surtout de montrer que ceux qui disent "la science, la science" sont souvent dans un rapport de pouvoir sur une base fragile qui s'efface aisément sous leurs pieds, pourvu qu'on creuse un peu ce que disent les sciences par rapport à l'extrait soigneusement choisi qu'ils en font.

      Pour le reste, vous avez compris : nous choisissons l'évolution de nos cadres de vie, "nous" étant les citoyens en démocratie. Les fonctionnaires non élus d'un office de la biodiversité ou d'une agence de l'eau ne sont qu'un paramètre de cette question. Si ce paramètre prend une place anomale par rapport à l'exigence démocratique, nous le signalons afin qu'on trouve une solution à ce problème. C'est un cas concret de ce que disent nos politiques en ce moment, à force de démission devant des technocraties, les citoyens perdent confiance dans leurs élus, et de surcroît ils sont insatisfaits du résultat.

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  3. L'évolution de nos cadres de vies? Effectivement l'air et pollué, l'eau réchauffé, la glace fondue, une simple évolution. Certains s'en accommodent d'autres pas.

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  4. Qui va tuer le monstre du Loc'h ? D'abord, il est plus facile de oomprendre le concept de la continuité hydraulique dans un bassin versant. A mon avis, c'est une erreur de vouloir définir la continuité écologique en termes scientifiques. Dans l'esprit juridique, la continuité écologique est définie comme la circulation des espèces et le bon déroulement du transport des sédiments. Mais faut-t-il favoriser la "libre" circulation de la faune et la flore, y compris les espèces envahissantes ? Par ailleurs, comment quantifier la circulation "adéquate" d'une espèce donnée dans un écosystème complexe qui comprend des habitats dulcicoles, terrestres et marins ? Surtout, pourquoi la restauration de la continuité est-elle considérée - dans tous les cas - comme indispensable à l'atteinte des objectifs fixés par la Directive Cadre européenne sur l'eau ? Enfin, le compromis est possible car le MTES préconise "la mise en oeuvre des modalités de gestion des vannes de manière à laisser circuler espèces et sédiments". Ce type d'action pourrait être réalisée avec le concours conjugué de l'INRA, l'IFREMER et les hydrographes.Il faut mettre les sciences au service de la société et pas l'inverse.

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