lundi 16 janvier 2017

Etangs de Marrault: quand le patrimoine historique enrichit la biodiversité

Les étangs de Marrault, non loin d'Avallon, sont aujourd'hui gérés par une association de pêche en réserve de deuxième catégorie piscicole. Créés à des fins alimentaires sous l'Ancien Régime, les plans d'eau fragmentent un petit affluent du Cousin et sont donc défavorables à la truite fario, espèce élective des cours d'eau de la tête de bassin morvandelle. Et pourtant, les étangs sont classés en ZNIEFF (zone nationale d'intérêt écologique, faunistique et floristique) en raison de leur biodiversité. Le patrimoine hydraulique produit aussi des habitats accueillants pour le vivant. 

Les étangs de Marrault, vue aérienne actuelle et carte d'état-major du XIXe siècle (IGN)

La commune de Magny, à laquelle Marrault est rattaché, est citée dès 864 (Magniacus). Marrault est à l'origine un domaine rural formé aux dépens de la forêt, sans doute par un nommé Marrault, nom ancien et commun dans l'Avallonnais. Le lieudit est cité dès 1275 (Marraulx à cette époque, Marraux en 1335 et Marrault en 1521, parfois Mareau plus tard, comme sur la carte d'état-major du XIXe siècle ci-dessus). Les Jaucourt de Villarnoux bâtissent un château-fort sur un rocher dominant le vallon, ouvrage cité en 1372. Le château est attaqué six fois et pris quatre fois pendant la guerre de Cent-Ans. Il est ruiné par Louis XI en 1478, hors le donjon qui sera démoli en 1782. Le château actuel a été bâti par de Ganay, 1720.

Au XVIIIe siècle, brochets, tanches et perches aux marchés de la région
Concernant les étangs, l'Abbé Alexandre Parat note dans la région de Marrault : "étang de la côte des Granges, étang des Chicard, étang du Château servant au moulin du Gros-Fort; quatre petits étangs sur le ru de la Lie, dit des Fiottes, pour l'alevin. Tous disparus, restent deux grands étangs récents, dits de Marrault, qui seraient du XVIIe siècle, élevage du poisson, jadis fournissaient des sangsues." (in Nouveau répertoire archéologique de l'Avallonnais, Bulletin de la société des sciences historique et naturelle de l'Yonne, 1920, 74, 126). Le fait est que l'examen des cartes d'Ancien Régime montre une multitude de mares et étangs dans les vallées du Morvan, chaque rû ou presque nourrissant sa succession de plans d'eau (à fin piscicole souvent, parfois aussi pour le flottage du bois).

Le même Abbé Parat rappelle l'importance des étangs piscicoles dans les sociétés anciennes: "A l'existence des étangs se rattache la question de l'alimentation par le poisson au temps passé. On constate par mille traits des archives quelle grande place tenait le poisson dans la nourriture du peuple, et quel profit le commerce en retirait. Alors que le carême se faisait sévère pour l'abstinence de la viande et que les jours maigres, comme on disait, étaient nombreux dans le courant de l'année, le poisson devenait une des principales ressources pour l'artisan comme pour le bourgeois. (…) Deux échevins (1724) assistent à la pêche de l'étang de Marrault, afin de 'voir et examiner la qualité du poisson, en faire un essai, compter le nombre des brochets, tanches et perches qui se sont trouvés dans le dit étang, afin de pouvoir donner aux bouchers un taux proportionné à la dite qualité du poisson'. On voit en 1704 et 1725 que la marchandise est taxée avant l'achat : 'Carpe ovée (avec des oeufs) 6 sous la livre, laitée (avec du lait) 7 sous, la tanche 7 sous, le brochet ové 9 sous, laite 10 sous, de une livre à quatre livres.' Une fois, les bouchers refusent de vendre à ce prix, et un homme de Saulieu s'oblige à fournir tout le poisson nécessaire jusqu'à Pâques au prix fixé.Les produits de ces nombreux étangs se vendaient frais et même salés, comme il en est fait mention pour les marchés d'Avallon et de Montréal où 'le poisson d'eau douce salé et non salé' était offert. Sans être raisonnée comme aujourd'hui, la pisciculture était suffisamment pratiquée pour le but à atteindre." (in Notices archéologiques villageoises de l'Avallonnais, Bulletin de la Société d'études d'Avallon, 1919, 76).

Les digues des étangs de Marrault (étang du haut), le moulin en pied de l'étang du bas.

Des étangs classés en raison de leur intérêt pour la biodiversité
S'ils ont perdu leur vocation alimentaire, les étangs de Marrault et leurs abords sont aujourd'hui classés en zone nationale d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF continentale de type 1, identifiant 260014889). Voici ce que dit la fiche du Museum à ce sujet :

"Ce site est d'intérêt régional pour ses zones humides, avec leur faune et leur flore. L'étang de Marrault et l'étang du Haut sont des étangs de pêche au niveau d'eau faiblement variable. Il présentent des berges marécageuses, elles-mêmes en contact avec des prairies et des bois humides. Au niveau des étangs, des boisements, des prairies et des cours d'eau, une grande diversité d'habitats a été observée :
- herbiers aquatiques des cours d'eau, d'intérêt européen,
- divers herbiers aquatiques des plans d'eau, d'intérêt régional à européen,
- végétations amphibies vivaces des grèves sableuses exondées, d'intérêt européen,
- ourlets humides à hautes herbes, d'intérêt européen,
- prairies de fauche à Fromental (Arrhenatherum elatius), d'intérêt européen,
- prairies paratourbeuses, localisées en amont de l'étang du Haut, d'intérêt européen,
- végétations amphibies annuelles à bidents (Bidens sp.) des vases exondées, d'intérêt régional,
- végétations amphibies des berges de cours d'eau, d'intérêt régional,
- sources d'eau acides, d'intérêt régional,
- caricaies à Laîche vésiculeuse (Carex vesicaria), d'intérêt régional,
- prairies humides Jonc acutiflore (Juncus acutiflorus), d'intérêt régional,
- chênaies-frênaies sur terrains argileux humides, d'intérêt régional,
- différents types de roselières,
- saulaies marécageuses à Saule cendré (Salix cinerea).

Ces différents milieux abritent les espèces déterminantes pour l'inventaire ZNIEFF suivantes :
- nénuphar blanc (Nymphea alba),
- bident radié (Bidens radiata),
- pâturin de chaix (Poa chaixii).

D'autres espèces déterminantes pour l'inventaire ZNIEFF, observées avant 1991, mériteraient d'être recherchées sur le site : utriculaire citrine (Utricularia australis), littorelle à une fleur (Littorella uniflora) et pavot du pays de Galle (Meconopsis cambrica). La guifette noire (Chlidonias niger), oiseau inféodé aux milieux d'eau douce et migrateur rare en Bourgogne, a été observé ponctuellement sur ce site.

Des mares prairiales bocagères, présentes en périphérie des étangs, accueillent également la Rainette verte (Hyla arborea). Cet amphibien est en régression dans plusieurs régions de Bourgogne du fait de la conversion des prairies en cultures, ainsi que de la destruction des mares et autres zones humides."

Guifette noire (Andrej Chudý, CC BY-SA 2.0)

Dans les mammifères, on note également le campagnol amphibie (Arvicola sapidus) et le putois d'Europe (Mustela putorius). Pour les oiseaux la grande aigrette (Ardea alba), le martin-pêcheur (Alcedo atthis) ou encore la huppe fasciée (Upupa epops) peuplent les rives des plans d'eau. Et cet inventaire est loin d'être complet ! Les promeneurs observent par exemple, lors des chaudes soirées estivales, un ballet incessant de nombreux Chiroptères se régalant des insectes de chaque retenue.

Sortir des idées reçues sur les continuités et discontinuités écologiques
Les étangs de Marrault sont créés par des digues qui barrent un modeste cours d'eau typique de la tête de bassin morvandelle. Ce rû naît près de Charmolin (où il alimente déjà un petit étang), passe au moulin Jaillard (qui menace ruine), prend les noms de ruisseau des Prés du Meix, ruisseau des Etangs, et enfin ruisseau de la Forêt (avant sa confluence avec la rivière Cousin).

On peut voir dans les photographies ci-dessous le profil naturel d'écoulement de ces ruisseaux, assez typique du Morvan : rives boisées et faible lumière, pente prononcée, lit étroit, alternance de petits plats, de radiers et de seuils formant des cascades, eau vive et froide. C'est un habitat à truites et espèces d'accompagnement au plan icthyologique.

Le ruisseau de la forêt entre Marrault et la confluence avec le Cousin. 

Si l'on devait en croire la doxa actuelle de la continuité écologique, les retenues d'eau (comme les étangs de Marrault) sur des cours lotiques de tête de bassin n'auraient que des effets négatifs: fragmentation et banalisation des habitats, réchauffement de l'eau, isolement génétique, infranchissabilité piscicole et sédimetaire, etc. Il faudrait revenir au "niveau typologique théorique" (voir cette critique) de chaque écoulement, cette "renaturation" étant posée comme le sens véritable de la biodiversité ou de "l'intégrité biotique" des milieux aquatiques.

Les étangs de Marrault racontent une toute autre histoire. Certes, ils sont incontestablement défavorables à l'optimum de la truite fario, dont les habitats sont fragmentés et dont l'eau est réchauffée. Mais pour autant, ce patrimoine hydraulique abrite une importante biodiversité acquise au fil du temps, une biodiversité probablement plus importante que ne le serait celle de la rivière laissée à son écoulement naturel (un petit ruisseau en tête de bassin oligotrophe est assez pauvre en vivant, même s'il héberge des espèces spécialisées en eaux froides). Le débat s'impose donc pour les aménagements d'autres rivières de la région. La Fédération de pêche de l'Yonne et le Parc du Morvan ont par exemple annoncé la destruction de l'étang de Bussières sur la Romanée, alors que ce plan d'eau possède des zones humides d'intérêt et n'a pas fait l'objet d'un inventaire complet de biodiversité à notre connaissance. Ce projet risque de conduire à un appauvrissement local de la diversité du vivant au bénéfice d'un objectif centré sur quelques espèces pisciaires déjà présentes dans le bassin du Cousin (voir cet article), ce qui pose la question des finalités réelles de nos actions écologiques en rivière.

Sortons un peu des oeillères de la continuité, de la "renaturation" et de la "rivière sauvage" qui désignent l'ouvrage hydraulique comme ennemi du vivant, tout en ignorant la valeur patrimoniale et paysagère de nos héritages historiques. Avant de faire disparaître des plans d'eau présents depuis plusieurs siècles au nom d'une mode très récente, la prudence, la concertation, l'examen attentif des réalités biologiques et des valeurs patrimoniales de chaque site s'imposent.

10 commentaires:

  1. Des exemples analogues à celui là sont faciles à trouver (regardez par exemple la Dombes qui est un parfait exemple des effets de l’homme sur la biodiversité) et d’ailleurs votre petit paradis n’est en rien menacé par les monstres froids qui ne pensent qu’à détruire vos chers seuils objets de tous vos soins. Il n’en demeure pas moins qu’à l’échelle de notre réseau hydrographique, ce sont bien les rivières d’eau vive et courante qui sont en voie de disparition. Je note avec satisfaction que vous reconnaissez les impacts de ces retenues sur les cours d’eau froide et que la fragmentation des habitats et donc des populations vous semble maintenant préjudiciable à certaines espèces et donc la biodiversité:
    « Certes, ils sont incontestablement défavorables à l'optimum de la truite fario, dont les habitats sont fragmentés et dont l'eau est réchauffée. »
    Ne vous en excusez pas, chacun trouve sont chemin de Damas comme il peut….

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  2. "Chemin de Damas"? Vous nous lisez mal. Par exemple, nous écrivions déjà voici un certain temps:

    "Avant toute chose, rejetons une idée fausse : les seuils de moulin n'auraient aucune influence sur la rivière et son peuplement. C'est évidemment inexact. N'importe quel obstacle (y compris naturel comme une cascade, un embâcle barrant une petite rivière ou encore un barrage de castor) a des effets sur la morphologie et la biologie du cours d'eau. A fortiori des constructions humaines pérennes. Sur une rivière fragmentée, on s'attend à des phénomènes comme une réduction de diversité génétique de certaines populations, un moindre accès vers l'amont de grands migrateurs remontant depuis la mer, un changement dans la fréquence relative d'espèces au sein des assemblages biotiques (poissons, invertébrés, macrophytes, unicellulaires, etc.), une modification de la ligne d'énergie donc du processus érosion-sédimentation, une apparition de faciès calmes ou stagnants (lentiques) par rapport à des écoulements vifs (lotiques), un changement de substrat sur le linéaire directement modifié (remous des ouvrages), un réchauffement estival au moins superficiel de l'eau de retenue, etc. Il existe de nombreux articles et monographies à ce sujet dans la littérature scientifique (cf une synthèse partielle chez Souchon et Malavoi 2012)".
    http://www.hydrauxois.org/2015/10/idee-recue-02-les-seuils-et-barrages.html

    Si l'on devait prendre les paris, ce serait plutôt les casseurs qui vont devoir se (re)convertir à des solutions moins conflictuelles. Soyons sûr qu'ils en seront soulagés, au fond.

    "que la fragmentation des habitats et donc des populations vous semble maintenant préjudiciable à certaines espèces et donc la biodiversité"

    La fragmentation est préjudiciable à certaines espèces, pas nécessairement à la biodiversité (l'article ici commenté contredit justement la généralité de cette assertion). Quant à "préjudiciable", cela reste à préciser. Il y a toujours des truites dans le bassin du Cousin malgré quelques siècles de fragmentation (mais ce ne sera peut-être plus le cas après seulement quelques décennies de réchauffement). Vouloir augmenter leur nombre pour quoi? Faire plaisir aux pêcheurs en leur permettant de tuer un peu plus de ces salmonidés "menacés"? Allons donc, on n'est plus en 2006, il va falloir trouver de meilleurs arguments.

    "à l’échelle de notre réseau hydrographique, ce sont bien les rivières d’eau vive et courante qui sont en voie de disparition"

    Ah bon? Vous devriez informer les populations du Morvan de cette disparition, parce que des tronçons en eau vive et courante, il y en a absolument partout par ici. Peut-être même davantage en Nord Morvan qu'à la grande époque des moulins et du flottage.

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  3. « Des exemples analogues à celui là sont faciles à trouver » admet-on ci-dessus. Oui. Un peu partout. Donc: casser des ouvrages, c'est détruire un potentiel d'accueil pour diverses espèces, la charge de la preuve contraire revient au destructeur.

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  4. Au destructeur de quoi? de votre sensibilité? De perches soleils et autres carpes centenaires? Sur un cours d'eau en état normal et peu impacté par l'homme, la biodiversité qui vous est si chère existe, mais pas là, plus en aval. Vouloir que les rivières du Morvan abritent des truites, des lamproies et autres pauvreté est le vrai combat pour la biodiversité. Juste penser que ces espèces ont une place et que les ours polaires ne vivent pas sous les cocotiers.

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    1. Les rivières du Morvan ont des étangs et retenues depuis des siècles, elles ne s'en portent pas plus mal. Et l'exemple de Marrault est parlant. On ne parle pas dans l'article des poissons de l'étang, mais la biodiversité pisciaire artificielle est sans doute plus importante que celle du tronçon amont ou aval non impacté: ce genre de petit cours d'eau très pentu et ombré ayant usuellement 2 à 3 espèces de poissons seulement, parfois moins s'il y a des petites cascades infranchissables.

      Votre biais: vous ne voulez pas seulement des truites et des lamproies, vous en voulez partout en tête de bassin, sur chaque rivière, sur chaque tronçon de chaque rivière, sur chaque station de chaque tronçon, etc. Tout cela parce que "c'est écrit dans le livre de la nature", livre que vous transformez en religion révélée et intolérante, en dépit des évidences historiques de changements permanents de ladite nature. Cette (im)posture intégriste, gardez-la pour vous. Il y a des truites dans le Morvan, peut-être pas assez pour le lobby des pêcheurs, mais bien assez pour qu'elles se reproduisent et se maintiennent.

      Les ours polaires ne vivent pas dans les cocotiers, mais des centaines d'espèces animales et végétales vivent dans et autour des étangs de Marrault. La négation de cette réalité au nom d'un fantasme "sauvage" relève clairement d'une sorte de fanatisme. Tous les goûts sont dans la nature, ce qui nous désole n'est pas vos convictions dont vous êtes libre, mais le fait que des convictions si minoritaires dans la société et si extrêmes dans leur construction aient pu un temps alimenter des politiques publiques. Fort heureusement, le débat démocratique sur ce sujet progresse, l'information circule et l'on s'aperçoit peu à peu de l'ampleur des dérives portées par une toute poignée de décideurs dans l'appareil administratif.

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  5. Elles ne s'en portent pas plus mal? Sans tout ces plans d'eau sûr qu'elles se porteraient mieux...

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    1. Oui, il y a les gens qui défendent la truite, et les gens qui défendent le reste (le paysage, le patrimoine, le cadre de vie, la biodiversité des étangs...).

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    2. Mais si vous craignez pour les truites du Cousin, rassurez-vous, elles se reproduisent.

      Il vous revient le cas échéant de montrer que les truites sont menacées d'extinction par les ouvrages, ce n'est pas ce que disent les données actuelles
      http://www.hydrauxois.org/2016/11/quelle-densite-de-truite-lhectare.html

      ni les données historiques
      http://www.hydrauxois.org/2013/12/amenagement-de-la-vallee-du-cousin-les.html

      Après, si votre objectif est non pas de sauver la truite, mais simplement d'augmenter sa densité, et pour cela faire la promotion de la destruction des moulins et étangs du bassin du Cousin, libre à vous. Il faut simplement assumer ces choix dans le débat public (en étant précis sur l'objectif et le gain attendu), donc exposer aux riverains en quoi ces choix répondent à un quelconque intérêt général des citoyens, justifiant la dépense d'argent public et la disparition du patrimoine.

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  6. Le patrimoine ne disparaît pas, il en restera toujours assez pour montrer aux générations futures, comme les truites la population de moulins sera un peu mise à mal, sans plus.

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    1. Faux. Contrairement aux truites, chaque élément du patrimoine est unique et non remplaçable, quand il disparaît c'est à jamais. Les truites, on peut toujours les élever et déverser par millions si nécessaire (ce que font les pêcheurs d'ailleurs), avec chaque souche génétique, la diversité des phénotypes et génotypes sera conservée. Il paraît absurde de laisser penser qu'un poisson commun (et déjà présent dans la rivière) justifie de casser sans retour les témoignages historiques de cette rivière, d'autant que cela risque de diminuer la biodiversité totale (seuls quelques fanas ne raisonnent que par la truite au détriment d'autres espèces). Mais après tout, une haine de l'humain et de ses activités est assez répandue dans certaines sectes intégristes. Il faut simplement que le public le comprenne bien et se prononce sur cette posture, la veut-il oui ou non comme guide de gestion de ses rivières?

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