samedi 29 octobre 2016

Comment disparaissent les moulins du bassin de l'Armançon

Voici des documents iconographiques sur la destruction des ouvrages de Tonnerre par le syndicat de l'Armançon SMBVA – un chantier dont l'enquête publique avait pourtant conclu à l'absence d'intérêt général et d'intérêt écologique. Outre la chaussée de Perrigny-sur-Armançon, en sursis mais toujours intacte, le syndicat développe déjà de nouveaux projets sur les ouvrages du bassin versant. Les financements du SMBVA comme ceux de l'Agence de l'eau Seine-Normandie sont entièrement orientés en faveur des destructions partielles ou totales des moulins, au lieu d'une dépense publique plus constructive incitant à les aménager pour l'écologie et les équiper pour l'énergie. Si vous souhaitez couper court à ces dérives, préserver les moulins, leurs biefs et leurs plans d'eau, documentez-vous, diffusez les informations, saisissez vos élus. Et rejoignez-nous: nous lutterons ensemble pour préserver le patrimoine et le cadre de vie de nos territoires. 

Destruction de l'ouvrage des services techniques (Tonnerre)



Destruction de l'ouvrage Saint-Nicolas (Tonnerre)


Appel à la mobilisation des riverains pour faire cesser la casse du patrimoine hydraulique et la gabegie d'argent public (cliquer pour agrandir, télécharger et diffuser)


18 commentaires:

  1. Au début de la vidéo,vous devriez aussi mettre des photos de chevaux qui traînent des calèches...

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  2. Dites nous le coût pour un équipement, l'énergie produite, et les dividendes pour la commune, merci

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    1. Cela s'appelle une étude de faisabilité et la commune ne l'a pas fait.

      Dites nous les "dividendes" d'un moulin détruit, merci.

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  3. Bonsoir,
    j'espère que des personnes présentes sur vos photos/vidéos vont elles aussi vous intenter des actions en justices...
    Pour les informer :
    La reproduction d’une image sans l’accord de la personne concernée peut entraîner la responsabilité civile ou pénale de la personne ayant diffusé l’image.

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    1. Mince, tous les médias vont faire faillite.

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    2. Les pêcheurs, d'abord des milices, puis des censures. Excellent tout cela, merci à l'hydrauxois de révéler les réalités peu ragoûtantes de ce cloaque qui a produit la réforme de continuité avec ses soutiens ministériels.

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    3. Hydrauxois est désormais un média ?

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    4. Ce site en est un, oui, les blogs relèvent du droit de la presse en France. Il couvre notamment des événements d'actualité, cadre dans lequel des personnes peuvent apparaître. Comme dans n'importe quel média, donc.

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  4. Enlever un barrage permet de :
    - retrouver de la diversité des écoulements et donc une diversité d'habitats pour les espèces aquatiques;

    - donner la possibilité aux espèces aquatiques de retrouver davantage de zones pour se reproduire, se nourrir et se cacher puisqu'elles peuvent mieux y circuler;

    - redonner à la rivière de la capacité d'auto-épuration avec les alternances de mouilles et de radiers;

    - et encore plein d'avantages pour la qualité du milieu et donc de l'eau...

    La succession de barrages, quant à elle, rend la rivière non vivante et plus du tout fonctionnelle, on a créé des canaux morts sur un milieu vivant.

    Même si les résultats de qualité de l'eau sont "bons" on voit bien sur le terrain que n'importe quelle rivière ayant des barrages ne va pas bien. De plus, les normes de qualité ne sont pas forcément les plus strictes pour la détermination du "bon état".

    Si l'ouvrage n'a plus d'usage, je ne vois pas pourquoi les hommes ne seraient pas d'accord avec le fait de redonner à la nature sa liberté et donc le libre cours de la rivière.

    De plus, l'exploitation des barrages sur les cours d'eau ne profite qu'à quelque uns alors que la ressource en eau, sur laquelle les barrages ont un impact, est LE PATRIMOINE COMMUNE DE LA NATION.

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    1. Pour commencer par la fin, les idéologues endiablés qui viennent parler au nom de la NATION (en lettres capitales s'il vous plaît) pour masquer leur intérêt particulier à le faire, c'est facile. Mais l'avis des gens concernés sur le bien commun que représente en effet chaque rivière, c'est mieux : il est notoire que ce sont aussi les riverains, et non pas seulement les propriétaires, qui demandent le maintien des ouvrages. Les chantiers de Tonnerre ont fait l'objet d'une enquête publique où tous les citoyens pouvaient s'exprimer, sa conclusion a été le manque d'intérêt général et d'intérêt écologique. Les pêcheurs étaient semble-t-il trop occupés à déverser et prélever n'importe quoi dans la rivière pour participer et donner des leçons de morale écologique, à moins qu'ils ne fussent en voyage de tourisme salmonidés en Ecosse pour lutter vertueusement contre le changement climatique.

      La représentation nationale, quant à elle, a demandé que chaque ouvrage en rivière classée soit géré, équipé, entretenu pour des poissons migrateurs et des sédiments en transit. Rien d'autre, ni la destruction ni la renaturation. La même représentation nationale a déjà acté certains problèmes et apporté 2 correctifs à la continuité (délai de 5 ans, respect du patrimoine d'intérêt). Nous verrons ce que les parlementaires décident dans les prochaines années. Ce sont eux qui sont élus par les citoyens et qui expriment la volonté générale, pas les bureaucraties ni les lobbies que ces bureaucraties subventionnent.

      Sur tout le reste, donnez-nous des faits et des chiffres vérifiés, avec des méthodologies transparentes, pas des abstractions verbeuses, ni des slogans que l'on connaît par coeur, ni on ne sait quel fourbi intellectuel (comme juger l'état piscicole d'une rivière par des biotypologies datées des années 1960-1970 au lieu d'utiliser des indicateurs à la robustesse statistique nettement mieux contrôlée et publiée dans la littérature scientifique revue par des pairs).

      Quand on réalise des mesures de qualité DCE sur la station de contrôle de l'Armançon médiane, vous en niez apparemment la valeur en arguant seulement "on voit bien sur le terrain que…". Toute croyance est respectable, mais ce n'est pas votre pifométrie personnelle qui permet de fonder de manière durable une politique publique, du moins en démocratie. L'Onema a lui-même été obligé d'observer que le diagnostic biologique des stations concernées par les effacements de Tonnerre était absent pour les poissons et les invertébrés. (A nouveau, les pêcheurs devaient être trop occupés à acheter leur 75e gadget venu d'Asie au lieu d'assister leur cher syndicat pour comptabiliser les poissons dans un milieu soi-disant "mort".) Mais c'est très pratique : on ne mesure pas avant l'état du milieu, on essaiera de faire gober n'importe quoi après.

      Un conseil si vous voulez contribuer à la réussite de la réforme de continuité écologique sur les 313 obstacles à l'écoulement L2 non traités à ce jour dans l'Yonne (soit 95%) : changez de disque.

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    2. La pifométrie non, mais l’expérience du terrain oui! Quel est la vôtre?

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    3. Votre "expérience du terrain" est un argument d'autorité sans intérêt (et, en fait, sans autorité). Donnez-nous un inventaire détaillé des espèces présentes dans la station de Tonnerre avant effacement, puis les mêmes mesures dans le temps après effacement. Ainsi verra-t-on si le vivant profite ou non de l'évolution du site, et dans quelle proportion. Le reste est du pipeau.

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  5. Jolie pelleteuse jaune! Très efficace, en peu de temps table rase. Maintenant c'est propre au moins...

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  6. Un seul mot me vient à l'esprit en voyant ces machines casser des déversoirs anciens: pathétique.

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  7. Les pêcheurs défendent leur croûte et beaucoup de braves gens n'ayant aucun problème. Mais les écolos, qu'est-ce qu'ils font dans cette galère de casser des vieux moulins et de se retrouver avec des images comme ça à défendre? Y'en a partout et depuis toujours des moulins, si ça tuait les poissons cela se saurait, faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Avant c'était même des pêcheries! On ferait mieux de fermer le nucléaire qui va nous péter à la gueule et de stopper le fossile avant que les rivières soient des cocottes minutes.

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    1. Tous les écologistes ne sont pas favorables à ces destructions, loin de là. L'association Arpent, qui défend la forêt tonnerroise, a été la principale mobilisée sur les seuils de Tonnerre (Semur-en-Transition et Auxois-Ecologie l'avaient été à Semur). Idem pour les pêcheurs, ce sont généralement les représentants fédéraux et certains usagers particuliers (pêcheur de salmonidés) qui militent pour cette casse, les autres en sont navrés (ou y sont indifférents). Quant à l'association des écologistes "officiels" et des pêcheurs "officiels", hormis le fait qu'ils reçoivent des subventions publiques des mêmes circuits de financement et donc obéissent aux mêmes donneurs d'ordre, c'est un mystère. Toutes les études font de la pêche un des premiers facteurs d'impact historiques sur les populations piscicoles, elle continue de modifier les assemblages et les génomes par ses déversements-prélèvements, elle contribue à introduire des parasites et des pathologies dans les rivières. Et elle reste basiquement, dans le cas de la pêche récréative, une activité de prédation des animaux pour le seul loisir du pêcheur. Il est peu commun que des écologistes approuvent ce genre de choses, un peu comme s'ils soutenaient les chasseurs.

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    2. Pardon mais je suis écologiste et je suis contente de voir que l'on enlève les entraves faites à la nature!

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    3. Vaste programme. Par curiosité, comme vous avez étudié l'écologie, à quoi ressemblerait selon vous une rivière Armançon "naturelle" ou rendue à la "nature"?

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